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2003 Benchmarking de la microfinance arabe

2003 Benchmarking de la microfinance arabe

Date: 
February 2005

L’industrie de la microfinance dans le monde arabe est en pleine expansion. Ce secteur jeune, encore dominé par les organismes non gouvernementaux et les crédits solidaires, commence à connaître une diversification au niveau des formes institutionnelles et des services aux clients. La lente diversification s’accompagne d’une croissance rapide en couverture ; les IMF traditionnelles analysées dans l’édition 2002 du rapport de Benchmarking de la microfinance arabe ont doublé la portée de leurs services, passant à plus de 400.000 emprunteurs en cours à fin 2003. Alors que le secteur marocain reste en tête de liste avec les deux plus grandes institutions en portée de toute la région, d’autres acteurs, notamment des banques commerciales égyptiennes, font leur entrée en scène et offrent des services à un nombre croissant de clients.

En 2003, quels sont les performances et les atouts du secteur dans la région arabe ? Comment évolue-t-elle en comparaison avec les autres régions du monde? Comment ces performances varient-t-elles au sein de la région? Ce rapport aborde ces questions, en mettant l’accent sur la région arabe au sein d’un secteur mondial en pleine évolution, tout en analysant de près les performances de la microfinance arabe à l’intérieur de la région.

La microfinance arabe poursuit sa course à l’élargissement de sa couverture en mettant à profit les expériences et les leçons apprises des autres régions du monde. Le secteur, bien que jeune, est en pleine croissance avec une portée comparable à celles des régions où la microfinance s’est développée depuis longtemps. Au sein de la région, un écart se creuse entre les grandes institutions qui ont presque doublé en nombre de clients servis depuis 2002 et les autres qui poursuivent leur croissance, mais à un rythme plus lent. Ces mêmes institutions leaders jouissent d’une viabilité financière, supérieure à la moyenne des autres régions. Le rendement positif que dégagent les IMF arabes provient d’une bonne maîtrise de charges, grâce à une bonne qualité de portefeuille et à des frais financiers quasi-inexistants. En effet, même si quelques-unes des institutions leaders s’ouvrent sur leurs marchés locaux, la microfinance arabe reste en moyenne tributaire des subventions pour financer son activité.