Microfinance Information Exchange

Publications

2008 Benchmarking et Analyse du Secteur de la Microfinance en Zone UEMOA

Date: 
Dec 4, 2008

Le secteur de la microfinance en zone UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine) se rapproche progressivement de l’autosuffisance financière à travers le développement de ses activités notamment marqué par un portefeuille de prêts qui évolue plus rapidement que le nombre d’emprunteurs qui lui est rattaché. Malgré cette croissance d’activité et une amélioration de la qualité du portefeuille, le secteur ne parvient toujours pas à atteindre la rentabilité en raison de son faible taux de rendement du portefeuille de prêts et de charges d’exploitation en augmentation. Au niveau de la règlementation, les huit pays qui constituent la zone UEMOA sont liés par des accords économiques et une monnaie unique, le Franc CFA régit par l’autorité d’une banque centrale, la BCEAO. Tout comme la zone économique CEMAC qui fonctionne sur des bases institutionnelles similaires, l’UEMOA bénéficie d’une législation régionale pour le secteur de la microfinance. Cette loi, appelée PARMEC, a jusqu’ici favorisé les IMF de types mutualistes principalement en les exonérant d’impôt sur les bénéfices mais aussi en les autorisant à collecter l’épargne volontaire de leurs clients. Cette spécificité propre à ce secteur vient modeler des caractéristiques uniques: en médiane, 70% du portefeuille brut de prêts est financé par cette collecte d’épargne allant jusqu’à plus de 100% pour certaines IMF et pour notre échantillon malien. En terme de volume et sur cet échantillon, l’épargne volontaire représente 82% du total de l’encours de prêts qui s’élève à 265 151000 000 FCFA (583 225 000 $ US3) et est en progression sur notre échantillon tendance 2006-2007 de +39% en volume et 13% en nombre d’épargnants. L’activité crédit est elle aussi en croissance avec +29% en terme de volume d’encours de prêts et 7% d’emprunteurs supplémentaires.

Tout comme dans notre première étude du genre «Benchmarking de la microfinance en zone UEMOA 2006» parute l’an passé, six des huit pays constituant l’Union sont représentés dans notre échantillon 2007, n’ayant pu faire participer des IMF de Côte d’Ivoire et Guinée Bissau. L’échantillon d’IMF passe de 26 à 37 IMF, chaque pays contribuant à cette hausse exception faite du Burkina Faso. L’échantillon « tendances 2006-2007 » constitué de 26 IMF nous a permis de suivre l’évolution des performances de groupe de pairs, notamment par pays afin de dessiner des caractéristiques nationales.