2005 Benchmarking de la microfinance en Afrique
En 2005, les institutions de microfinance (IMF) d’Afrique sub-Saharienne continuent de servir les populations exclues des circuits bancaires parmi les plus pauvres du monde. Les clients de cette région accordent la plus haute importance aux services d’épargne et de crédit, et les IMF africaines sont déterminées à couvrir ces besoins. L’épargne fait partie intégrante des services financiers offerts par les IMF africaines, et, tandis que la croissance du volume de crédit est restée modérée, le volume de l’épargne mobilisée a plus que doublé entre 2004 et 2005. En dépit de ces résultats, et plus encore que dans toute autre région, les IMF africaines font face à des contraintes majeures dans le déploiement de leurs activités telles que des charges opérationnelles élevées, des facteurs macroéconomiques défavorables, une concurrence accrue et un accès limité aux ressources commerciales. Les IMF africaines surmontent progressivement ces défis pour offrir un ensemble de services variés à une demande toujours croissante.
Le Microfinance Information Exchange passe en revue ces différents enjeux dans le rapport sur les Benchmarks 2005 de la microfinance en Afrique. L’étude porte sur 71 institutions de 23 pays, représentant à ce jour le plus large échantillon d’IMF africaines participant aux benchmarks internationaux du MIX. Ce rapport propose une analyse riche et approfondie des performances de l’industrie de la microfinance en Afrique et examine le secteur sous un angle fondamental: l’intermédiation financière. En effet, les institutions intervenant en tant qu’intermédiaire financier à part entière (transformation de l’épargne des clients en crédits) font preuve d’un niveau de performances souvent meilleur en termes de portée et de rentabilité que celles ne proposant que des services de crédit. Ce rapport a recours à un certain nombre de groupes de pairs permettant d’affiner l’analyse du secteur sur la base de critères de comparaisons comme l’échelle, la localisation régionale, la forme institutionnelle et la pérennité.
